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MICHEL (MICHAUD)

 

ON OCTOBER 28 1694 THE FOLLOWING WAS RECORDED BY M. REMY THE PARISH PRIEST AT LACHINE:

"At the dwelling of the late Jean Michau, we have found the bones of Jean Michau and of his son Pierre, aged 15 years and of Albert Boutin, aged 18 years the son of his wife."

This was Marie-Renee's father, brother and half-brother. They had gone out to their farm and been killed by the Iroquois.

Jean Michel, est baptisé en 1640, originaire de Notre-Dame de Mallois, de l'évêché La Rochelle, en Aunis. Il arrive en Nouvelle-France comme veuf d'une certaine Marie Richard.

Le 25 novembre 1670, il épouse Marie Marchesseau, veuve de Pierre Boutin, décédé 14 octobre 1670, à Québec. Marie Marchesseau, est baptisée en 1639, originaire de St-Jean de Magny, évêché de Luçon, au Poitou. Le couple a cinq enfants entre 1672 et 1681, trois fils et deux filles.

Celle qui nous lie à l'ancêtre Jean Michel, dit Michaud, c'est la quatrième enfant. Marie-Renée Michel, née à Montréal et baptisée le 18 juin 1677. Elle épouse Pierre Sauvé, soldat de la compagnie Dumesny, le 27 février 1696. Pierre Sauvé, dit Laplante, est originaire de Liboune, archevêché de Bordeaux, en Guyenne (Gironde).

Dans la nuit du 4 au 5 août 1689, Jean Michel, dit Michaud, est tué avec ses fils par les Iroquois, dans le " massacre de Lachine ".

En effet, dans la nuit du 4 au 5, quinze cents Iroquois traversent le lac Saint-Louis, durant une tempête de grêle et de pluie qui les favorise, et débarquent en silence à Lachine, sur la partie supérieure de l'Île de Montréal. Avant le jour, ils se sont placés par pelotons à toutes les maisons sur un espace de plusieurs lieues. Les habitants sont encore ensevelis dans le sommeil. Les Iroquois n'attendent plus que le signal, il est donné. Alors s'élève un effroyable cri de mort. Les portes sont rompues et le massacre commence. Les sauvages égorgent d'abord les hommes; ils mettent le feu aux maisons qui résistent et lorsque la flamme en fait sortir les habitants, ils épuisent sur eux tout ce que la férocité et la fureur peuvent inventer. Ils ouvrent le sein des femmes enceintes pour en arracher le fruit qu'elles portent, et contraignent des mères à rôtir leurs enfants. Environ deux cents personnes périssent. Plus de cent vingt autres sont entraînées dans les Cantons pour y être brûlées."

Un extrait des registres, écrit par le Curé de la paroisse de Lachine, à la date du 28 octobre 1694, à propos de Jean Michel : "Sur l'habitation de feu Jean Michel, nous avons trouvé les os du dit Jean Michel et de son fils, Pierre, âgé de 15 ans, et d'Albert Boutin, âgé de 18 ans, fils de sa femme."

L'ancêtre, Jean Michel, lors du massacre, est alors âgé de 49 ans et son fils aîné Pierre, 15 ans. Par contre, un autre fils et deux filles sont sauvés du massacre. Aucune mention n'est faite concernant l'aïeule, Marie Marchesseau, sûrement morte massacrée durant cette même nuit d'août 1689.