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Letter from Lambert Brice in America to J.J. Delmez in Belgium, 1855

French version then translated version

Lambert Brice who wrote the letter in 1855 is the cousin of J.J. Delmez, husband of Marie-Henriette (Theys)a sister of Jean Joseph Theys.Lambert Brice is the father of Adele Brice or Sister Adele Brice. Victoire Theys mentioned in the letter is the sister of Jean Joseph Theys.

ANNEXE27 Green Bay le 20 novembre 1855. « Mon très cher cousin, c'est en ce jour que je m'empresse de vous écrire pour vous annoncer que je suis en parfaite santé et j'espère que vous y êtes de même. Mon cher cousin voici notre voyage, nous avons resté 42 jours sur l'eau et puis sur notre route nous avons eu un fameux embarras qui nous a causé beaucoup de chagrin, nous avons eu toutes nos malles perdues ; voilà la cause qu'on ne vous a pas écrit plus vite, mais à présent nous rendons grâces à Dieu, elles sont revenues. Mon cher cousin, si vous avez envie de venir nous trouver, munissez-vous toujours de vivres, vous savez ce que nous avons eu, et nous avons encore eu peu. Mon cher cousin ce que j'ai à vous dire si vous vous mettez en route, prenez bien attention à vos malles. Mon très cher cousin, tant qu'à nous autres, nous sommes très contents en Amérique, nous bénissons l'heure et le moment que Dieu nous a transporté en Amérique. Mon cher cousin voici la manière de cultiver la terre, on coupe les arbres à 2 pieds de la terre, puis on les découpe, on les roule ensemble et on y met le feu, et bientôt tout est réduit en cendres et puis on y plante des pommes de terre qui produisent en grande abondance, on y sème toutes sortes de grains comme chez nous et il y produit très bien. Enfin ! mon cher cousin pour un homme qui veut travailler il fait beaucoup plus aisé vivre en Amérique qu'en Belgique : pour moi mon cher cousin je ne voudrais plus être en Belgique car je bénis l'heure et le moment que je suis arrivé en Amérique. En Amérique toutes les denrées se vendent bien et les bestiaux de même. Enfin mon cher cousin moi j'ose vous dire de mon côté que celui qui a pour venir en Amérique et qui n'y vient pas est un insensé car en Belgique vous serez toujours malheureux là où en Amérique votre bonheur et votre fortune est au bout de vos mains. Enfin cher cousin j'espère si vous avez le bonheur de venir me trouver, j'espère que vous y serez content et joyeux et que vous louerez et bénirez le Seigneur de vous avoir transporté dans un pays si riche et si aimable pour le cultivateur, là où repose le bonheur et la fortune de votre famille. Mon cher cousin pour la chasse que nous avons tant parlé ensemble vous y aurez beaucoup de plaisir, la chasse est libre à tout le monde. Vous pouvez même passer les enclos et chasser tout partout. Nous avons acheté 108 hectares de terre 1"° qualité, nos terrains sont tout aussi plats que la grande prairie de la Gastuche, et nous y avons des prairies toutes faites très excellentes, et à présent nous avons des bestiaux et nous avons déjà récolté pour les nourir. La

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27 Annexe — Sur le témoignage de feu Marcel COPAY, auteur de l'article « Une histoire merveilleuse » publié en novembre 1960 dans la feuille paroissiale de Dion-le- Val « Notre Clocher », nous présentons une lettre destinée par L. BRICE à son cousin ^ Jean DELMEZ. L'auteur affirme avoir reçu en communication ... « plusieurs autres lettres ». C'est en vain que nous les avons cherchées. Nous lançons un appel aux lecteurs de « Wavriensia ». D'avance, nous les remercions. Adresse : J. DUCAT, rue Belle-Vue, n° 4, 5650 BIESME METTET.

farine de froment première qualité de fleur se vend 4 dollars les cent livres, ce qui fait 21 francs et 20 centimes, les pommes de terre se vendent 2 dollars les cent kilogr., une vache avec son veau F" qualité se vend depuis 45 jusqu'à 55 pièces. Une paire de bœufs se vend de 80 à cent dollars et les chevaux se vendent cent dollars la pièce : ici on ne laboure pas avec les vaches comme chez nous, c'est avec les bœufs et les chevaux mais on choisit toujours les plus légers ouvrages pour les chevaux, les terres se vendent 20 dollars les 40 arpents qui fait environ 18 hectares. Mon cher cousin quand vous arriverez vous et vos amis venez près de moi votre logement vous attend, mais ce que j'ai à vous recommander quand vous vous mettrez en route réunissez vous tous les Belges ensemble tant que vous pouvez car sur tous les transports il y a beaucoup d'Allemands et quand ils ont le dessus ils vous font beaucoup souffrir. Tout ce qu'on a dit que les ouvriers Belges étaient des apprentis c'est faux car un bon ouvrier belge vaut un bon ouvrier américain et si vous venez prenez toujours tous les outils que vous pouvez prendre car ils sont chers en Amérique Mon cher cousin si je devais encore faire le passage je préférerais venir par le Canada, passer par Québec, ça vous coûtera beaucoup moins car à New York se sont tout voleurs et sur cette route de même. Quand vous viendrez ayez la bonté de m'envoyer 2 bêches, car chez nous nous avons un maréchal qui en fait et il demande 2 dollars la pièce et très mal fait, munissez vous en aussi, ayez la bonté de m'apporter des outils à Guiaumes à languettes et de toutes sortes de fer car en Amérique ça est très cher, apportez 2 aunes d'étoffé de chausson, 4 paires de bas pour les femmes, 1 paire pour moi et une paire pour le petit Vital, idem, chaque une paire de souliers chez Philippe près de ..., une livre de bleu pour les linges, une faux. Nous sommes tous en parfaite santé et j'espère que votre famille y est de même, cher cousin recevez nos compliments et toute la famille — les compliments à mon frère Jean- François PIÉRARD et à sa famille et à François (Daise) et à sa famille. Faites les compliments de Jean P. Eau à toute sa famille et il se porte très bien. Mon cher Frère J.F. Piérard comme vous nous avez parlé si vos enfants se sépareraient de vous, venez franchement près de moi vous y serez très bien, vous y mangerez du pain blanc toute votre vie. Votre chère sœur vous embrasse de tout son cœur et nous sommes tous en meilleure santé qu'en Belgique. Faites les compliments à François Piérard et à sa famille. Faites nos compliments à Marie-Catherine Vase ma cousine et à toute la famille. Faites nos compliments à tous nos amis de Dion-le-Val. Faites les compliments de la part d'Adèle à Marie-Thérèse Devroie. Faites les compliments de la part de Pérance à Marie-Catherine Loicq, à Marie-Isabelle Ottat. Cher cousin faites les compliments à la famille Lambermont, faites les compliments à Monsieur le Curé. Cher cousin je finis ma lettre en vous embrassant tous de tout mon cœur, ayez la bonté de nous renvoyez des nouvelles le plus tôt possible. Cher cousin, agréez mes salutations agricoles. Faites les compliments à J. Joseph Vase et à toute sa famille et le petit Vital fait bien des compliments à son frère Benoît. Ayez la bonté de faire dire une messe que j'avais promis à raison de mes effets, ayez la bonté de la faire dire et on vous rendra l'argent ou à ceux qui y viendraient. Voici notre adresse : M. M. Brise, à Green Bay United States of America. Ayez la bonté de faire nos compliments à J. Joseph Deguel et à sa femme Françoise Evraerts à Dion-le-Val. Ayez la bonté de faire les compliments de Evraets Jean-Baptiste et de toute sa famille nous sommes tout près l'un de l'autre et nous nous portons tous bien. Espérant que vous y êtes de même et espérant de vous voir arriver un jour près de nous. Vous donnerez cette lettre à Victoire Theys ». ^ L. BRISE

Translation- first using OCR program to capture the text then using translation program to convert to English. Expect some errors, but it reads pretty well
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ANNEXE27 Green Bay on November 20, 1855. "My very dear cousin, it is in this day which I hasten to write to you to announce itself that I am in perfect health and I hope that you are the same there. My dear cousin here our voyage, we remained 42 days on water and then on our road we had a famous embarrassment which caused us much sorrow, we had all our lost trunks; here is the cause that one did not write to you more quickly, but now we return thanks to God, they returned. My dear cousin, if you want to come to find us, always provide you with food, you know what we had, and we still had little. My dear cousin what I have to say to you if you get under way, take attention with your trunks well. My very dear cousin, as long as with us others, we are very content in America, we bless the hour and the moment that God transported us to America. My dear cousin here the manner of cultivating the ground, one cuts the trees to 2 feet of the ground, then they are cut out, they together are rolled and one puts fire at it, and soon all is tiny room in ashes and then one plants there potatoes which produce in great abundance, one sows there all kinds of grains as on our premises and it there produced very well. Finally! my dear cousin for a man who wants to work it makes much easier food in America than in Belgium: for me my dear cousin I would not like in Belgium because I to be blessed any more the hour and the moment that I arrived to America. In America all the food products are sold well and of the same cattle. Finally my dear cousin me I dare to tell you my side that that which has to come to America and which does not come there is a foolish bus in Belgium you will be always unhappy where in America your happiness and your fortune are at the end of your hands. Finally dear cousin I hope if you have happiness to come to find me, I hope that you will be content and merry there and that you will rent and bless the Lord to have transported to you in a so rich and so pleasant country for the farmer, where rests the happiness and the fortune of your family. My dear cousin for hunting that we spoke so much together will have there you much pleasure, hunting is free with everyone. You can even pass the enclosures and drive out all everywhere. We bought 108 hectares of ground 1"° quality, our grounds are quite as flat as the large meadow of Gastuche, and let us have we meadows done everything there very excellent, and now we have cattle and we already collected to nourir them.

27 Appendix? On the testimony of fire Marcel COPAY, author of the article "a marvellous history" published in November 1960 in the parochial sheet of Dion-le- Valley "Our Bell-tower", we present a letter intended by L BRICE to his cousin ^ Jean DELMEZ. The author affirms to have received in communication... "several other letters". It is in vain that we sought them. We launch a call with the readers of "Wavriensia". In advance, we thank them. Address: J DUCAT, BEV street, n° 4, 5650 BIESME METTET

wholewheat flour first quality of flower is sold 4 dollars the hundred books, which makes 21 francs and 20 centimes, the potatoes are sold 2 dollars the hundred kilogr., a cow with its calf F "quality is sold from 45 to 55 parts. A pair of b?ufs is sold from 80 to hundred dollars and the horses are sold hundred dollars the part: here one does not plow with the cows as on our premises, it is with the b?ufs and the horses but one always chooses the lightest works for the horses, the grounds are sold 20 dollars the 40 arpents which makes approximately 18 hectares. My dear cousin when you arrive and your friends come close to me your housing awaits you, but what I have to recommend to you when you will get under way bring together all the Belgians together as long as you can bus on all transport there are many Germans and when they have the top they make you much suffer. All that one said that the Belgian workmen was apprentices it is false bus a good Belgian workman is worth a good American workman and if you come always take all the tools which you can take because they are expensive in America My dear cousin if I were to still make the passage I would prefer to come by Canada, to pass by Quebec, that will cost you much less bus in New York are very robbers and on this of the same road. When you come have kindness to send 2 spades to me, because on our premises let us have itself a marshal who makes some and it asks 2 dollars the part and very badly made, also provide of, have kindness to bring tools to me to Guiaumes to strips and of all kinds of iron bus in America that is very expensive, bring 2 ells of packed slipper, 4 pairs of bottom for the women, 1 pair for me and a pair for the small Vital one, idem, a each pair of shoes at Philippe close of..., a book of blue for the linens, a scythe. We all are in perfect health and I hope that your family is the same there, dear cousin receive our compliments and all the family? compliments with my brother Jean-François PIÉRARD and his family and François (Daise) and his family. Make the compliments of Jean P. Eau to all his family and it goes very well. My dear Frère J.F. Piérard as you spoke to us if your children would separate from you, come frankly close to me will be to you there very well, you will eat white bread there all your life. Your expensive s?ur kisses you of any sound c?ur and we all are in better health than in Belgium. Make the compliments with François Piérard and his family. Make to our compliments with Marie-Catherine Vase my cousin and all the family. Make our compliments with all our friends of Dion-the-Valley. Make the compliments on behalf of Adèle with Marie-Thérèse Devroie. Make the compliments on behalf of Pérance with Marie-Catherine Loicq, Marie-Isabelle Ottat. Dear cousin made compliments with the Lambermont family, made compliments with Mister the Priest. Dear cousin I finish my letter by kissing you all of all my c?ur, have the kindness of us return news as soon as possible. Dear cousin, approve my agricultural greetings. Make the compliments with J Joseph Vase and all his family and the small Vital one made many compliments with his/her Benoît brother. Have kindness to make say a mass which I had promised at a rate of my effects, have kindness to make it say and one will return the money to you or to those which would come there. Here our address: Mr. Mr. Brise, in Green Bay United States of America. Have kindness to make our compliments with J Joseph Deguel and his wife Francoise Evraerts with Dion-the-Valley. Have kindness to make the compliments of Evraets Jean-Baptist and of all its family we are all close one of the other and we go all well. Hoping that you are the same there and hoping to see you arriving one day close to us. You will give this letter to Victoire Theys ". ^ L. BRISE

From Andre & Xavier Theys in Belgium
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