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Barnabé GAGNON (GAIGNON)
(1547-1582)
Françoise CRESTE
(1535-1582)
Gervais ROGER
(Env 1550-)
Marion AUBERT
(Env 1555-)
Pierre GAGNON
(1581-1630)
Madeleine Renée ROGER (ROYER)
(Env 1576-1633)
Jean (Jehan) GAGNON (GAIGNON)
(1610-1670)

 

Liens familiaux

Conjoints/Enfants:
Marguerite CAUCHON

Jean (Jehan) GAGNON (GAIGNON)

  • Naissance: 13 Aoû 1610, La Gagnonnière (La Ventrouze), Basse-Normandie, Fr
  • Baptême: 13 Aoû 1610, Tourouvre, Basse-Normandie, Fr
  • Mariage : Marguerite CAUCHON le 29 Jul 1640 à Beaupré, Québec, Ca
  • Décès: 02 Avr 1670, Château-Richer, Québec, Ca à l'âge de 59 ans
  • Inhumation: 02 Avr 1670, Château-Richer, Québec, Ca
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Puce  Notes générales :

Les Gagnon quittent le Perche

Au moment de la naissance de Renée Gagnon au printemps 1643, ses parents, sont déjà établis sur la côte de Beaupré depuis quelques années. Son père, Jean Gagnon, est originaire de Tourouvre, au Perche et sa mère, Marguerite Cochon, de Dieppeen Normandie. Nous ignorons la date d'arrivée de Jean Gagnon en Nouvelle-France. Son mariage sur la côte de Beaupré, le 29 juillet 1640, est la première trace de sa présence au Canada. Aucun autre document de cette époque ne mentionne son arrivée. Il ne s'en suit pas que Jean soit débarqué au pays cette année-là, mais nous n'avons aucun moyen de trouver une date plus probable.

Au moment de son départ, Jean Gagnon habite à La Ventrouze, situé à quelques kilomètres de Tourouvre, au Perche. Il y vit avec sa mère Renée Roger, trois de ses frères, Mathurin, Pierre et Noël ainsi que sa soeur Mathurine. Sa soeur aînée Marguerite, marié à Éloi Tavernier depuis douze ans, est installée à Randonnai, un hameau voisin. Quant à son frère Louis marié en 1633, il vient d'emménager dans sa nouvelle maison, aussi à La Ventrouze.

Leur père Pierre est décédé. Il exerçait le métier de laboureur, ce qui l' emmenait à se déplacer fréquemment pour aller là où ses services étaient requis. À la naissance de Jean en 1610, la famille Gagnon habitait La Gaignonnière, petit hameaux situé à environ deux kilomètres du bourg de Tourouvre. Comme tous ses frères et soeurs, Jean a été baptisé à l'église Saint-Aubin, à Tourouvre. Deux ans plus tard, on retrouve les Gagnon à la Ventrouze.

Qui a convaincu Jean Gagnon et deux de ses frères, Mathurin et Pierre, de venir s'installer sur la côte de Beaupré? Plusieurs indices nous laissent supposer qu'il s'agirait de Noël Juchereau un voisin et très probablement un ami de la famille. Les actes d'état civil des Gagnon attestent constamment sa présence aux événements importants de leur vie. Ainsi le 18 février 1633, il assiste au mariage de Louis Gagnon. Le 10 novembre suivant, lorsque Louis achète une maison à La Ventrouze, Noël Juchereau est présent à cette transaction qui se passe chez la veuve Renée Roger. On verra qu'il agit également comme témoin aux mariages de Jean Gagnon et à celui de Pierre en 1642 sur la côte de Beaupré.

Noël Juchereau est natif de Tourouvre. Comme les Gagnon, il a été baptisé à l'église Saint-Aubin. Licencié en droit, Noël a quarante ans et est encore célibataire. Son père, en plus d'être greffier, fait le commerce du vin, mais surtout celui du bois en ce pays de forêts. Noël et son frère Jean ont hérité des qualités d'entrepreneur de leur père. Lorsque le Mortagnais Robert Giffard, le chef de file de l'immigration percheron en Nouvelle-France, sollicite leur collaboration à titre de recruteurs, Noël et Jean Juchereau travailleront en étroite collaboration avec lui.

L'installation sur la côte de Beaupré

Après trois ans d'occupation de Québec, le 29 mars 1632 l'Angleterre signe un traité de paix avec la France à Saint-Germain-en-Laye. En mai 1632, Champlain sera de retour à Québec. Robert Giffard qui a déjà séjourné six ans au Canada se voitconcéder, en janvier 1634, une seigneurie à Beauport par la Compagnie des Cent-Associés. Le nouveau seigneur se mets résolument en campagne de recrutement. Les frères Juchereau sont des collaborateurs appréciés. En leur compagnie, il débarqueà Québec en juin 1634 avec un premier groupe de colons.

Jean Gagnon et ses frères sont-ils au nombre des passagers de la flotte de 1634? Madame Pierre Montagne (1) n'a retrouvé aucun contrat d'engagement passé devant le notaire de Tourouvre pour cette année-là ni pour les années suivantes jusqu'en 1640. L'engagement des frères Gagnon se serait fait sous seing privé. Selon Mme Montagne, Noël Juchereau et son frère Jean auraient probablement entraîné les Gagnon dès ce premier départ de 1634. À mon avis Jean Gagnon et ses frères auraient plutôt voyagé avec le flotte de 1636.

En effet, le15 janvier 1636, la Compagnie de Beaupré obtient la seigneurie de Beaupré et de l'Île d'Orléans. Elle s'étendait depuis la baie Saint-Paul jusqu'à la rivière Montmorency et comprenait l'île d'Orléans. Noël Juchereau est un des huits associés. Il commence à recruter des engagés pour la seigneurie. On peut penser que c'est à cette époque plutôt qu'en 1634 qu'il invite les Gagnon à s'établir ici.

Raymond Gariépy, le spécialiste de la côte de Beaupré écrit:"En 1640 au plus tard, sans doute par l'entremise de Derré de Gand ou de Noël Juchereau des Châtelets, la Compagnie avait affermé le domaine Saint-Charles aux frères Mathurin, Pierre et Jean Gagnon, qui y restèrent jusqu'à la fin de 1646." Ces vastes prairies naturelles d'une grande fertilité avaient déjà été exploitées par Champlain et dotées d'établissements permanents. Nicolas Pivert y avait demeuré avec sa famille. Les seigneurs de Beaupré ne voulaient pas se départir de ce vaste domaine. Ils décidèrent plutôt de rétablir la ferme appelés Saint-Charles, détruite par les frères Kirke. Les frères Gagnon ont dû être engagés pour la réalisation de ces travaux. Ils exploitèrent la ferme à bail jusqu'en 1646, alors qu'elle fut confiée à Louis Gagné.

Par l'entremise de Noël Juchereau, les frères Gagnon obtiennent aussi des terres en rôture sur la côte de Beaupré dans la future paroisse de Château-Richer. Ces concessions ont d'abord été faite verbalement, en 1640 selon toute vraisemblance. Les titres ne seront obtenus qu'en 1650 et même plus tard dans certains cas. Selon Lucien Campeau, les censitaires ont dû se grouper, les premières années."Certains ont une maison commune comme les Boissel, Drouin et Estienne, ou encore Macé-Gravel, Bélanger et Zacharie Cloutier. Les Gagnon n'en ont pas, mais ils résident probablement alors à la ferme Saint-Charles."(2)

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(1) MONTAGNE, Madame Pierre, Tourouvre et les Juchereau, Société canadienne de généalogie, 1965, p.15
(2) CAMPEAU, Lucien, Les Cent-Associés et le peuplement de la Nouvelle-France (1633-1663), Éd. Bellarmin, 1974, p.28.

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Puce  »

• Profession: marchand et cultivateur.


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Jean épousa Marguerite CAUCHON, fille de Jean CAUCHON et Marguerite COINTAL (COINTEREL), le 29 Jul 1640 à Beaupré, Québec, Ca. (Marguerite CAUCHON naquit le 12 Fév 1620 à Dieppe, Haute-Normandie, Fr, baptisé(e) en 1620 à Dieppe, Haute-Normandie, Fr et est décédée le 26 Jun 1699 à Québec, Ca.)



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Ce site Web a été créé 22 Aoû 2005