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David Miller (Millaire)


Peu de renseignements trouvés sur notre ancêtre David Miller. Certains généalogistes affirment que le père de David est Mathieu-Valentin Miller, un Français et d’autres confirment que David est un loyaliste, né aux États-Unis.
 
Après plusieurs années de recherches, je pense que David, un loyaliste est plus crédible. C’est dans cette direction, David, un loyaliste, que j’ai  orienté mes recherches.
 
Ceux qui affirment que David est le fils de Mathieu Valentin Miller, ne peuvent fournir son acte de naissance et ils confondent David Miller fils et père. David, père, s’est marié en 1802 et David, fils, s’est marié en 1814 et ensuite en 1828.

Dans PRDH, on retrouve les naissances des enfants de David, père, et la plupart sont nés illégitimes, et ils sont nés avant 1802, c’est-à-dire avant le mariage de David et de Suzanne. David, fils, est né à Saint-Martin, Laval, le 4 avril 1792 et il s’est marié catholique tandis que David, père, s’est marié dans une église protestante. On donne également comme enfants de Mathieu-Valentin-Jacques Miller et Marie-Josephe Cluseau : Jane, George, William, John, Margaret, Robert, Mary, Janet, et notre ancêtre David. Dans la demande de terres faite par George Miller en 1802, pour lui-même, sa femme et ses 9 enfants, nous retrouvons les même noms que ceux donnés pour Mathieu Valentin-Jacques Miller. Dans PRDH, on retrouve les noms suivants comme enfants de Mathieu-Valentin Miller : Marie-Catherine, Louise-Hyacinthe, Jacques.  Mathieu-Valentin étant français, il est peu probable que ses enfants aient des noms anglais. Je crois que le père de notre ancêtre David Miller est George et je ne trouve pas le nom de la mère de David, car dans cette demande de terre, le nom de la femme de George n’est pas mentionné, on l’appelle ma femme. Comme il exixte beaucoup de David et de George Miller, je n’ai pas encore mis la main sur son acte de naissance. George et David sont protestants et David est né au États-Unis et il y a plus de 8 000 David Miller sur le site d’Ancestry.

Des Associations de loyalistes confirment que le David Miller, mentionné dans leur livre Cruiskland de Ernest Alexander est bien celui marié à Suzan Thibault et qu’il est né en 1757, en América dans l’état de New York.

Monsieur Pelletier, ancien président de la généalogie de l’île Jésus (Laval) a écrit un livre sur les Miller. Il est dit que David Miller marié à Suzanne Thibault, est un loyaliste, il a été chassé par les Américains et il s’établit alors dans la seigneirie de Lacolle. Plusieurs des enfants du couple Miller-Thibault se marièrent à Saint-Martin, Sainte-Rose de l’Île Jésus, puis les petits-enfants s’établirent dans la région de Ferme-Neuve et du Lac-Saint-Paul.

David Miller (Millaire) serait arrivé au Québec vers 1777 avec son père George, sa mère et ses 8 frères et sœurs : Janes, George, William, John, Margaret, Robert, Mary, Janet. Je n’ai aucune idée si tous sont nés aux États-Unis mais je sais que George, le père, a fait en 1802, une demande de terre pour lui sa femme et ses 9 enfants. À cette époque, tous étaient résidents du Québec. Il est mentionné dans le document de la demande de terres, qu’en 1777, George Miller ainsi que tous les membres de sa famille dûrent abandonner leur terre et rejoindre l’armée britannique du général Burgoygne.  Leur lieu de résidence était à White Creek, comté d’Albany, état de New York. Il y est également mentionné que George est américain et loyaliste.

David Miller-Millaire s’est marié avec Suzanne Thibault, fille de Pierre et de Marie-Marguerite Lorrain-Laurin, le 22 mars1802, à l’église anglicane Christ Church de Montréal. Susanne Thibault était veuve de François Lagarde, fils de Jean et de Marie Birau. François et Suzanne se sont mariés à Saint-Martin, le 23 avril 1781. Ce couple, François et Suzanne, semble n’avoir pas eu d’enfants.

Le premier enfant a naître du couple Miller (Millaire)-Thibault fut David Milair, né à Saint-Martin, île Jésus, le 7 août 1784. Il a été baptisé catholique et il est mentionné qu’il était illégitime. Ce David est mort en bas-âge. Tous les enfants du couple nés avant 1802, ont été baptisés catholiques et ils sont illégitimes.

Suzanne Thibault était-elle veuve en 1784 ? Impossible de vérifier car aucune référence nous est donnée quant au décès de François ou Jean-François Lagarde. David et Suzanne ont eu 9 enfants. Plus loin , je vous les énumère tous.

Pourquoi le couple Miller-Thibault se sont-ils mariés seulement en 1802 ? Voici des raisons possibles :  peut-être que Suzanne Thibault n’était pas libre, elle était toujours mariée à François Lagarde ou bien, il n’était pas rare de voir des protestants refuser de se marier catholique, David qui était protestant a préféré vivre en concubinage plutôt que de se marier catholique, il était à cette époque soldat, ou bien encore pour avoir une terre de la couronne, devait-il  être conforme aux mœurs et être marié ? Réussirons-nous, un jour, à élucider ce mystère ?

Sur l’acte de mariage , il  est précisé que David était fermier et il demeurait à Saint-Martin, île Jésus. Il a été soldat aussi : David Miller (Millaire) a fait partie du Régiment du Roi de New York (King’s Royal Regiment of New York), il apparaît comme témoin en cours martial de Montréal , le 5 août 1783. David semble être né en 1757 au États-Unis et est décédé à sa résidence de Saint-Martin, le 6 décembre 1841 et a été inhumé le 9 décembre 1841. Sur son acte de décès, il est mentionné qu’il était âgé de 99 ans. Si son année de naissance est bonne, il aurait eu 84 ans. Est-il né en 1743 ou 1757 ? Mystère et boule de gommes...
 
Suzanne Thibault est née à Sault-au-Récollet, le 7 janvier 1761 et a été baptisée à la Visitation-du Sault-au Récollet, le 8 janvier 1761 et est  décédée  à Saint-Martin, le 11 janvier 1826.

Comme vous pouvez le constater, il reste encore beaucoup de points à élucider.

Le patronyme Miller-Millaire est apparu au Québec vers 1783

Quelques remarques
Le couple Millaire(Miller)-Thibault, sort de l’ordinaire. À cette époque, vivre en concubinage, ç'a dû créer beaucoup de pression sociale et suscité l’opprobe des autorités. Cette famille a dû vivre en marge de la société et a été montrée du doigt par le clergé. Les enfants ont tous été élevés dans la foi catholique et leur langue maternelle fut le français. Le pilier de cette famille, comme beaucoup de famille de ce temps, fut la mère. Notre histoire étant invraisemblable, il est très difficile d’y voir clair. J’ai essayé d’y apporter le plus d’éclaircissements et la voie que j’ai prise me semble la plus véridique.

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Rollande Millaire, de Ferme-Neuve