Résidence de Murdoch McKenzie
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Extrait de l'aquarelle "Vue de Québec depuis la pointe de Lévy" (2003.273) produite par Benjamin Fisher entre 1785 et 1796 Interdiction de reproduire sans l'autorisation du Musée national des beaux-arts du Québec |
L'aquarelle et le dessin, les ancêtres de la photographie
Au cours du 18ième et au début du 19ième siècle, le dessin et l'aquarelle étaient les moyens privilégiés pour, en quelque sorte, photographier les places, les gens, les événements et l'environnement. À l'instar des caméras modernes, les outils nécessaires pour ce mode d'expression étaient très peu encombrants, ce qui donnait plus de latitude aux artistes qui avaient besoin de se déplacer. À cause du sens de la précision qu'ils avaient développé en prenant des relevés topographiques et cartographiques à des fins militaires, les officiers de l'armée britannique ont réalisé des dessins et des aquarelles de grande précision.
En 1974, Mary Allodi a publié un catalogue des oeuvres du Royal Ontario Museum (ROM) dans un volume en deux tomes intitulés "Canadian Watercolours and Drawings in the Royal Ontario Museum". Étant donné le rôle stratégique de la ville de Québec à cette époque, un très grand nombre des oeuvres y sont consacrées.
Parmi les militaires les plus connus qui ont produit des esquisses et des aquarelles à cette époque, mentionnons le colonel James Patterson Cockburn. Christina Cameron et Jean Trudel y ont consacré un volume intitulé "Québec au temps de James Patterson Cockburn" qui a été publié en 1976 (ISBN 0-7757-2357-6).
Au 18ième siècle
La majorité des esquisses et des aquarelles ont été réalisées au début du 19ième siècle. À l'automne 2003, le Musée national des beaux-arts du Québec, en collaboration avec le ministère du Patrimoine canadien, a pu faire l'acquisition de quatre des treize aquarelles réalisées au 18 ième siècle par le major général Benjamin Fisher (Angleterre, 1753-1814) que l'Université d'Oxford venait de découvrir dans ses archives.
Parmi les quatre aquarelles acquises par le Musée national des beaux-arts de Québec, celle intitulée "Vue de Québec depuis la pointe de Lévy" (2003.273) produite entre 1785 et 1796 présente un intérêt particulier puisqu'elle donne une vue d'ensemble de la ville de Québec telle qu'elle apparaissait au moment où y habitait Murdoch McKenzie. En effectuant des agrandissements de l'aquarelle, il est possible de localiser la résidence du 20 rue Saint-Pierre dont il a été propriétaire de 1787 à 1805. On trouvera à la page précédente les actes notariés qui confirment que cette résidence a appartenu à Murdoch McKenzie.
La photo du haut de la page est un extrait de l'aquarelle donnant une vue panoramique de la ville de Québec à cette époque. Les deux photos qui suivent visent à situer la résidence dont Murdoch McKenzie. Ces photos sont publiées avec la permission du Musée national des beaux-arts du Québec.
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Vue globale de l'aquarelle. Le rectangle jaune montre l'emplacement du gros plan qui suit. Interdiction de reproduire sans l'autorisation du Musée national des beaux-arts du Québec |
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Gros plan illustrant l'emplacement probable de la résidence dont Murdoch McKenzie a été propriétaire de 1787 à 1805 Interdiction de reproduire sans l'autorisation du Musée national des beaux-arts du Québec |
Au 19ième siècle
Au début du 19ième siècle, deux artistes militaires ont produit des oeuvres sur lesquelles on peut voir la résidence qui a appartenu à Murdoch McKenzie. Même si ces oeuvres ont été réalisées quelques années après son décès, l'illustration de sa résidence correspond assez fidèlement à la description qui en est faite sur différents actes notariés, en particulier en ce qui concerne le hangar qui se prolonge sur le terrain de la résidence voisine située à la droite.
En 1829, James Pattison Cockburn a réalisé cette aquarelle sur laquelle on aperçoit sa résidence. Il s'agit de la résidence à trois fenêtres de large, de couleur grise avec un toit brun, derrière le hangar gris. On notera un des "horseboats" qui étaient des bateaux propulsés par un cheval et qui effectuaient la traverse entre Québec et Lévis.
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"La place du marché de la basse-ville vue du quai McCallum 1829" James-Pattison COCKBURN. Collection privée. On peut obtenir un agrandissement en cliquant sur la photo. |
En 1831, James Pattison Cockburn a réalisé cette autre aquarelle montrant une autre fois la résidence ayant appartenue à Murdoch McKenzie. Il s'agit de la résidence à trois fenêtres situées derrière le deuxième arbuste planté sur la glace.
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"Quebec from the Ice 1831" James-Pattison COCKBURN Musée de la civilisation, dépôt du Séminaire de Québec Pierre Soulard, photographe. No 1993.25513 On peut obtenir un agrandissement en cliquant sur la photo. |
En 1851, William F. Wilson a réalisé une peinture intitulée "Vue de la ville de Québec à partir de Lévis" sur laquelle il est également possible de voir la résidence de Murdoch McKenzie. Même si ce dernier était décédé à cette date, la peinture peut nous donner une bonne idée de ce à quoi pouvait ressembler la ville de Québec à son époque.
Cette peinture est actuellement exposée au Musée McCord de Montréal. Les photos qui suivent sont publiées avec la permission du Musée.
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"Vue de la ville de Québec à partir de Lévis" Peinture de William F. Wilson (M980.75) Le rectangle jaune montre l'emplacement du gros plan qui suit. On peut obtenir un agrandissement en cliquant sur la photo Interdiction de reproduire sans l'autorisation du Musée McCord
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Gros plan illustrant l'emplacement de la résidence dont Murdoch McKenzie a été propriétaire de 1787 à 1805 Interdiction de reproduire sans l'autorisation du Musée McCord |
D'autres aquarelles de James Patterson Cockburn réalisées entre 1830 et 1840 montrent de façon précise la résidence de notre ancêtre. Elles seront publiées sur le site dès que les autorisations auront été obtenues. On notera le hangar devant la résidence voisine dont il est question dans un acte notarié signé devant le notaire Alex. Dumas.
Au 21ième siècle
La résidence qui a jadis appartenu à Murdoch McKenzie existe encore. Elle a été rénovée dans le cadre du projet de revalorisation de Place Royale. Elle appartient actuellement au Gouvernement du Québec et elle est gérée par la Société de développement culturel (SODEC). Elle est située au 26 rue Saint-Pierre, dans le secteur Place-Royale à Québec. Il est à noter que les numéros civiques ont changé au cours des années. Le 20 rue Saint-Pierre correspond maintenant au 26 rue Saint-Pierre. Les numéros de cadastre des résidences de la rue Saint-Pierre n'ont toutefois pas changé.
Voici quelques photos de la résidence prises à l'été 2002.
Photos extérieures
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Vue du boulevard Champlain, côté fleuve La maison à trois lucarnes au centre est celle qui a appartenu à Murdoch McKenzie |
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Vue de la rue Saint-Pierre (volets brun pale) 26 rue Saint-Pierre, aujourd'hui appelée maison L. Beaudoin De ce côté, la résidence a quatre fenêtres de large |
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Photos intérieures
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Combles |
1er étage |
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Rez-de-chaussée |
Sous-sol |