|
Louis Hébert
Biographie
Louis Hébert exerçait à Paris, au « Mortier
d'or » sur l'Île de la Cité près du Louvre, comme
jadis son défunt père, Nicolas Hébert (vers 1540-1600),
la profession d'apothicaire-épicier, lorsque, marié (en juillet
1602) et père d'un premier enfant (Anne, née en 1603), le
désir lui prit, à l'âge de presque 30 ans, de connaître
le Nouveau-Monde, où l'avenir pourrait s'avérer plus doux
et plus prometteur qu'à Paris ou ailleurs en France, pour une jeune
famille et dans la profession.
L'appel du Nouveau Monde
Louis Hébert fut membre de « l'expédition sans
femme ni enfant » 1 de Pierre Dugua de Mons, partant en 1606 joindre
l'expédition commencée en 1604 pour un premier séjour
en Acadie, avec Jean de Poutrincourt, son cousin par alliance, de petite
noblesse et partenaire ami de ce Dugua. Il y naviguera, explorera et jardinera
amicalement avec Samuel Champlain (de 5 ans son puîné et navigateur,
explorateur, cartographe), échangera avec les Amérindiens
des connaissances sur les plantes médicinales, soignera quelques
personnes et participera à « l'Ordre de Bon Temps ».
En 1607, la perte du monopole de Dugua de Mons les força tous
à rentrer en France.
Louis Hébert repartit pour l'Acadie en 1610 avec ce Jean de
Poutrincourt, alors successeur de Dugua, et y séjourna jusqu'en
1613. La colonie, cette année-là, fut attaquée par
les Anglais.
Fait prisonnier comme les autres, Louis fut ramené en France.
Mais en 1616, convaincu par Samuel de Champlain de s'établir
à Québec et vendant tous ses biens, il repartit pour le Canada
avec sa femme, quadragénaire comme lui, et leurs 3 enfants survivants,
alors âgés de 14, 9 et 3 ans.
La vie de ces pionniers à Québec
Travaillant pour la compagnie des marchands de fourrures, prodiguant,
en dehors de cette tâche, des soins et de l'aide aux plus démunis,
Louis Hébert entreprit également de défricher la terre,
sans boeuf ni charrue mais avec l'aide de son beau-frère Claude
Rollet, et d'y subsister de ses propres ressources.
En 1620, Champlain le nomma procureur du roi dans la cité de
Québec et en 1625, il devenait le premier propriétaire de
ses terres agricoles, appelées le fief de Sault-au-Matelot. Avant
1634, seules les familles de Louis Hébert et de son gendre Guillaume
Couillard avaient bâti maison à Québec. Tous les autres
qui y séjournaient habitaient dans l'un ou l'autre fort, nommés
« l'Habitation » (sur l'actuelle place Royale, près
du fleuve) ou, depuis environ 1624, le « fort Saint-Louis »
(sur la falaise, au sud de l'actuel hôtel « Château Frontenac
») ou dans les habitations des Récollets ou des Jésuites.
Décédé des suites d'une mauvaise chute sur la
glace pendant l'hiver 1626-1627, Louis Hébert fut inhumé
à Québec le 25 janvier 1627.
Louis Hébert, premier véritable colon, défricheur,
cultivateur, et premier pharmacien en Nouvelle-France, est aujourd'hui
une figure emblématique des premières heures de cette histoire,
laissant le souvenir d'un homme courageux, d'une grande générosité,
aimé de tous, Français comme Amérindiens. Il fut le
premier à cultiver la terre en Nouvelle-France. Son travail de la
terre est d'autant plus méritoire que la Compagnie des marchands
n'a jamais voulu lui apporter ni un bœuf ni une charrue. C'est son gendre,
Guillaume Couillard, ancien commis au magasin de la Compagnie des marchands,
qui reçut la première charrue et le premier bœuf : c'était
à l'été 1627.
Quant à sa femme Marie Rollet, qu'il avait épousée
au début de juillet 1602 à Paris, elle épousa à
Québec en 1629 un certain Guillaume Hubou, un nouvel arrivant que
tous admiraient.
Elle s'occupa de former à l'Européenne au moins 2 jeunes
Amérindiennes, nées vers 1630, qui ensuite épousèrent
des Français et comptent aujourd'hui une assez nombreuse postérité
: la fille d'un certain chef nommé Manitouabéouich et la
fille que Jean Nicolet eut de sa première épouse, une Algonquine
du Lac Nipissing (une excroissance vers le nord-est de l'actuel Lac Huron,
près de Sturgeon Fall, Ontario).
Marie Rollet eut la douleur de perdre sa fille aînée Anne
(décédée à l'âge de 16 ans à Québec
en 1619, à son premier accouchement), d'assister au déclin
et à la mort de Champlain (paralysé à l'automne 1635,
décédé le 25 décembre 1635) et de son jeune
fils Guillaume, marié à 20 ans en 1634 et décédé
en 1639. Mais elle eut la joie de connaître, de choyer et de voir
grandir plusieurs de ses petits-enfants, ses voisins immédiats.
Marie Rollet et sa famille furent les seuls à demeurer en permanence
à Québec de 1629 à 1632 ou 1633, quand des forbans
franco-anglais, les frères Kirke avaient fait prisonniers et déporté
en Angleterre tous les autres résidents de Québec, y compris
Champlain et Abraham Martin, et maîtrisaient les lieux, alors que
la paix venait d'être faite entre les royaumes de France et d'Angleterre.
Marie Rollet fut inhumée à Québec le 27 mai 1649,
à l'âge d'environ 74 ans — ce qui était pour l'époque
un âge très avancé.
La postérité actuelle de Louis Hébert et Marie
Rollet
La postérité de Louis Hébert et Marie Rollet est
aujourd'hui très nombreuse en Amérique, par leur fille Guillemette
née vers 1608 (et son époux Guillaume Couillard, sieur de
L'Espinay, le premier arrivant, en 1613, à avoir eu une postérité
en Nouvelle-France) et par leur fils Guillaume né vers 1614 (et
son épouse Hélène Desportes, premier enfant née
viable d'Européens en Nouvelle-France, en 1620, filleule d'Hélène
Boullé l'épouse de Samuel de Champlain).
Déjà, il y a plus de deux siècles, le couple formé
de Louis Hébert et Marie Rollet arrivait au 10e rang au Québec
pour le nombre de descendants mariés.
Comment avons-nous Louis Hébert pour ancêtre.
Si vous allez sur le tableau
Larocque
David Larocque et Philomène Chevrier <2.1>
Joseph Chevrier et Émérencienne
Leduc <3.2>
Jean Baptiste Leduc et Marie-Anne Beaudoin <4.4>
Jacques Beaudoin et Élisabeth Provençal
<5.8>
Jacques Beaudoin et Madeleine Proulx <6.15>
Jean Baptiste Proulx et Louise Rousseau <7.30>
Jean Proulx et Jacquette Fournier<8.59>
Guillaume Fournier & Françoise Hébert
<9.118>
Guillaume Hébert & Hélène
Desportes <10.236>
Louis Hébert & Marie Rollet <11.471>
Retour vers lapage précédante.
|