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Guillaume Cousture  (1617-1701)
Donné, charpentier, capitaine de milice, interprète, ambassadeur,explorateur, juge sénéchal,
premier colon de Lévis, notaire, etc...


Fils de Guillaume et de Madeleine Mallet, Guillaume Couture par Labattde la paroisse de Saint-Godard de Ronen, Les armoiries des Coutureil naquit vers 1617. En 1632, on croit qu'il accompagna le Père Le Jeune à Québec. En 1634, il suivait les Jésuites chez les Hurons et, en 1640, son nom est inscrit sur la liste des donnés. Dans le catalogue des emplois, tenu par les missionnaires, il figure tantôt comme menuisier, tantôt avec la simple indication ad multa: propre à tout.  L'émigré avait laissé en Normandie sa mère et sa soeur Marie: son père décédé avait légué quelques biens, entre autres des immeubles, sis à l'Haye-Aubray. Un oncle, tuteur des mineurs, les administrait.

    En 1641, Couture fit donation, devant notaire à Québec, à sa mère et à sa soeur de sa part d'héritage leur accorda le pouvoir de contrôler la gestion de la tutelle. La même année, il retourna tourna en Huronnie et, selon le récit du Père Jogues, revint avec lui au printemps de 1642. Guillaume Couture au pays des HuronsLe 1 août, nouveau départ avec le missionnaire et sa caravane. Le lendemain, un parti de 70 Iroquois les surprend à l'extrémité du lac Saint-Pierre. Dans l'engagement, Couture tire à bout portant un chef Iroquois qui tombe mort. Le Livre au complet: Premier Colon de LévisTous sont faits prisonniers, excepté les Hurons. qui ont fui. La bande ennemie se jette sur le meurtrier, le dépouille de ses habits et le frappe à coup de bâtons; on lui arrache les ongles, on lui mâche les doigts, on lui perce la main, on lui scie l'index droit avec l'écaille d'un coquillage. Emmené à Tionnontagen des Agniers, on le confie à la veuve d'un chef, Guillaume un fondateurqui l'adopte. Pouvant aisément s'enfuir, il exhorte le Père Jogues à se sauver d'abord lui-même.

   Il apprit l'idiome et se conforma aux habitudes iroquoises. Après trois ans de captivité, on le choisit comme ambassadeur de la paix avec les Français : Couture, vêtu à l'iroquoise, se présenta aux Trois-Rivières avec la députation. Le traité conclu avec M. de Montmagny, Couture recouvra la liberté. Le 26 avril 1646, les Jésuites résiliaient aussi le contrat de Donné: néanmoins, en 1647, il les accompagne une dernière fois au pays des Hurons.


       Coat of Arms Couture Dès lors, il se fait défricheur et colon. François Bissot lui offre 200 liv. pour un corps de logis, au lieu appelé la Pointe de Lévy avec quantité de bois abattu (9 novembre 1647): il accepte et fonde un foyer, deux ans après (1649). Historique de la famille Couture en FranceEn 1657, lors de l'établissement d'une mission aux Onnontagués, Couture fut employé dans les négociations : constamment il sert d'interprète et d'intermédiaire entre les gouverneurs et les indigènes. On lui a attribué une mission auprès des tribus du Nord, en 1661: le document qui suit est irrécusable aussi, deux ans après.
        Pierre d'Avaugour, lieutenant - général pour le roi en la Nouvelle-France, certifie avoir donné congé au sieur Couture, lui sixième, d'accompagner les Sauvages du côté du Nord, jusque et si longtemps qu'il le jugera à propos pour le service du roi et: je bien du pays; et pourra aller ou envoyer hiverner avec eux, s'il y trouve sa sûreté et quelque avantage pour le bien public. -Fait à Québec le 10 mai 1663. - signé Dubois d'Avaugour et scellé de ses armes. " (V. Bull. des Rech. hist., 1901.)


        En 1665, Couture accompagnait aussi le Père Nouvel chez les Papinachois. Les Couture selon René Jetté C'est dans une autre expédition au sud que, lors d'un naufrage qui jeta les missionnaires sur une pointe de terre, la Pointe-au-Père reçut sa dénomination. En 1666, le sieur de Chasy et Laumonier de Travecy furent tués, le 19 juillet, par un groupe d'Agniers. Le 22, M. Couture partait de Québec comme ambassadeur auprès des autorités de la Nouvelle-Hollande pour se plaindre de ces meurtres, "arrivés nonobstant les assurances de trêve qu'ils nous avaient données". (V. Journ. des. Jés.) Van Corlaer, l'un des hommes les plus importants de la colonie, reçut fort bien le sieur Couture et lui donna des lettres pour M. de Tracy le délégué arrive à Québec "le 6 septembre, avec deux Agniers pour l'escorter". Documents sur les Couture Pendant ces longues absences, le colon de Lévy avait comme remplaçant :Guillaume Durant. Il possédait aussi un logis dans la ville de Québec. Le recensement de 1667 lui attribua neuf enfants, vingt arpents en culture et six bestiaux. Tous les colons de la Pointe-Lévy élirent pour leur premier capitaine de milice Guillaume Couture. Puis il fut le premier juge sénéchal de la côte de Lauzon. En 1675, il sollicite de l'évêque un curé résidant à la Pointe-Lévy : mais les missionnaires Jésuites en eurent longtemps la desserte. En 1681, le père de dix enfants reçut la pension. annuelle de 300 livres. En 1690, le capitaine de la milice et ses hommes empêchaient la descente des troupes de Phipps à la côte Lauzon.

Note: Guillaume Couture est décédé le 4 avril 1701 à Hôtel Dieu de Québec.


Père Jogues, les donnés Couture et Goupil Guillaume Couture, un donné

         Les civils qui servaient les missionaires Jésuites, sans avoir émis les voeux des Coadjusteurs.  Serviteurs dévoués, ainsi appelés, parce qu'ils se donnaient par contrat  pour la vie, sans recevoir aucun salaire.  La  mission profitait de leur travail et s'engageait à pourvoir à leur entretien, toute la vie.  Ils suppléaient les Frères Coadjuteurs de  la Compagnie de Jésus, qu'il n'était pas possible de se procurer en nombre sufficiant pour les besoins de la mission. Sans être membres de la Société de Jésus, écrit Bancroft, ils n'en étaient pas moins des hommes d'élite, prêts à verser leur sang pour leur foi. C'est, en effet, de ces rangs de Donnés que sortirent René Goupil, Guillaume Couture, Jean Guérin, et d'autres encore, dont le nom figure glorieusement dans les annales de l'Église du Canada. 

Note: Guillaume Couture a tellement fait bonne figure comme donné dans l'histoire de la Nouvelle France qu'un livre cite notre ancêtre comme ayant été canonisé avec le Père Jogues et le donné René Goupil.


 Guillaume Couture, un notaire*

         Deux courtes indications nous laissent voir que Guillaume Couture, le fameux interprète, y exerça la charge de notaire. L'inventaire de Leige indique un acte du 30 septembre 1648 comme appartenant à l'étude de Couture.  Le 16 novembre 1684, Jean Durant vend à Etienne Charest un certain terrain lui appartenant à la pointe de Lévy en vertu d'un contrat passé devant Mtre. Guillaume Couture, lors notaire, en date du 17 octobre 1665.  

Note:   Dans l'inventaire des papiers du notaire la Citière en 1729 (greffe Barbel), on retrouve ce titre de concession par Bissot devant Guillaume Couture en date du 17 octobre 1665.

* Source: Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours par Roy, J.-Edmond (Joseph-Edmond), 1858-1913.


Guillaume Couture, juge sénéchal (Documents)

  Comme juge sénéchal, il fallait décider les contestations, présider aux inventaires, apposer les scellés, remplir l'office de nos coroners d'aujourd'hui.  La justice se rendait d'une façon paternelle, cependant les plaideurs en appelaient souvent des sentences des tribuneaux des seigneurs au Conseil souverain.  Nous pouvons dire que les justiciables de Couture paraissent avoir été satisfaits de son administration.  Il est très rare de trouver des plaintes contre lui dans les délibérations du Conseil.

  Lorsque le procureur général de Leigne fit en 1732 le relevé de l'études de Gilles Rageot, il y trouva un registre de quatre-vingt quinze feuillets contenant les sentences et autres actes de justice rendus par le juge de la côte de Lauzon, depuis le 5 novembre 1684 jusqu'au 17 novembre 1699.  Ce registre est malheureusement disparu.

 


Guillaume Couture, capitaine de milice

  Guillaume Couture déposait la toge de juge pour prendre le commandement de la milice.  Le capitaine de milice était choisi par les colons eux-mêmes.  En sa qualité de capitaine de la seigneurie, les proclamations et les ordonnances du gouverneur lui étaient adressées.  Il les devait faire lire et afficher aux portes des églises et les mettre à l'exécution.  Ce officier commandait aussi les corvées présidait aux dénombrements, surveillait les traveaux des chemins, convoquait les assemblées des habitants. En 1690, le capitaine de la milice et ses hommes empêchaient la descente des troupes de Phipps à la côte Lauzon.


Famille de Guillaume       

    Le 18 novembre 1649, il avait épousé à Québec Anne Esmart, fille de Jean et de Marie Bineau, de la ville de Niort : dix enfants sont issus de cette union :

Jean-Baptiste, né en 1650, marié à Anne Marette de l'Ange-Gardien, s'établit dans l'île d'Orléans;
Anne, née le 22 janvier 1652, mariée en 1669 à Jean-Côté;
Louis, né le 29 août 1654 (Note, le R.P.L. Le Jeune oublie de le mentionner);
Marguerite, née en 1656, mariée à Jean Marsolet, fils de Nicolas, et sieur de Bellechasse, qui a laissé son nom à Berthier de Bellechasse : elle mourut en 1690 sans postérité;
Marie, née en 1658, mariée en 1678 à François Vézier dit Laverdure, qui décéda le 7 juin 1683, sans enfant: ensuite à Claude Bourgeois de Québec, ancêtre de l'évêque de Montréal;
Charles, né en 1660, marié en 1690 à Marie Huard, ancêtre des Couture dit Lafrenaye;
Guillaume, né en 1662, marié à Marie-Madeleine Côté;
Louise, née en 1665, mariée en 1688 à Charles-Thomas Couillard, seigneur des Ilets et de Beaumont;
Eustache né en 1667, marié d'abord en 1695 à Marguerite, fille de Louis Bégin; ensuite à Françoise Huard: il est la souche des Couture dit Bellerive,
Joseph-Odger, né en 1670, marié à Jeanne-Marie Huard: souche des Couture dit de la Cressonnière et ancêtre de l'honorable Georges Couture, conseiller législatif.
        Les descendants sont nombreux. Dans le seul comté de Lévis, le clan comprenait, en 1884, 112 électeurs.     

 


Carte de la Ville de Québec et Pointe Lévis 1709Les terres de Guillaume Couture à Lauzon et à  l'île d'Orléans

     La terre de Michel Couture à Lauzon et la terre de 3 arpents de Guillaume Couture à l'île d'Orléans sont indiquées.

     Historique de la terre ancestrale des Couture à l'île d'Orléans selon la Maison de Nos Aïeux

 
Source: Carte du Gouvernement de Québec levée en l'année 1709... / par le S. Catalogne... et dressée par Jean Bte Decouagne ; fac-similé par A.E.B. Courchesne - 1709. (Bibliothèque nationale du Québec)

Recensement 1667: Le sieur Guillaume Cousture, capitaine de la Côte de Lauson, 51; Anne Esmart, 39; Jean-Baptiste, 16; Anne, 15; Louis. 13; Marguerite. 11; Marie, 9; Charles 7; Guillaume, 5; Louise, 3; Eustache, 1; 6 bestiaux, 20 arpents en valeur.

Recensement 1681 (Seigneurie de Lauzon): Guillaume Couture, charpentier, 64; Anne Emar (Aymard), sa femme, 52; enfants: Jean 28, Louis 24, Charles 21, Guillaume 18, Louise 15, Eustache 14, Joseph l1; 4 fusils; 7 bêtes à cornes; 20 arpents en valeur.


Sources: "Dictionnaire Général du Canada" par Le R.P.L. Le Jeune (1931)


La Généalogie de la famille Larocque Couture