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31 mars 2010
ADN-Y à la rescousse

Des descendants de Louis Larocque dit Gachiniac ont participé à un projet d'analyse ADN-Y dans le but de résoudre l'énigme.

Résultats de l'analyse ADN-Y

   Philibert Couillaud dit Roquebrune est vraiment le père de Louis 

Recherche sur Louis Larocque dit Gachiniac 
Un Autochtone ?
Aucunement  selon les dernières découvertes

(Marcel Larocque en collaboration avec Michel Larocque et Louis Larocque)

Louis Larocque dit Gachigniac serait un Autochtone selon plusieurs sources.  

1.  L'identité de Louis Larocque est reconnue par l'Alliance des Autochtones du Québec.

        Les critères d'adhésion sont: 

            A. être d'ascendance amérindienne (identité)

            B. s'identifier comme tel (fierté)  

            C. être accepté par la communauté (appartenance).

2.  Louis est aussi reconnu par La Communauté Métis Autochtone de Maniwaki et Indian Nation of North America

3.  Le sobriquet Gachiniac aurait une consonance Amérindienne.
Nouveau (avril 2010): La signification de  Gachiniac

4.  Une descendante de Louis Larocque a été reconnue comme métisse en 18??, par le Gouvernement du Québec (document à venir)

5.  Plusieurs des descendants de Louis se déclarent métis par la tradition orale. 

6.  Louis aurait habité et serait décédé à la seigneurie du Lac des Deux Montagnes d'Oka.



Histoire de la fondation de la Mission du Lac des Deux Montagnes

En 1721, les Sulpiciens reçoivent la Seigneurie du Lac des Deux Montagnes dans le but d'y fonder une mission pour les Amérindiens.  La superficie de la seigneurie du Lac des Deux Montagnes d'Oka est de 6 lieux par 3.5 lieux (soit environ 30 par 17 kilomètres).  

Dès le début, les Sulpiciens ont vendu des terres de 150 arpents aux blancs.  Par contre, les terres (12 arpents) étaient seulement louées aux Amérindiens.  De ce fait, les Indiens n'ont jamais été propriétaires d'aucune parcelle de la seigneurie, d'où leurs nombreuses revendications d'injustices au fil des années.   


Références :

 - Oka terre indienne article par Gilles Boileau, géographe.  
 - La saga des 6,000 arpents, article par Gilles Boileau, géographe. 
 - Les propriétaires de terres à Oka 1781.

 

    

 Louis, un autochtone par ses parents ou un enfant amérindien adopté ?

Lors de son mariage le 21 mai 1716, Louis se déclare le fils de Philibert Larocque et de Catherine Laporte.  Les racines de ses parents sont assez bien détaillées pour conclure sans aucun doute qu'ils ne sont pas autochtones.  Philibert Larocque est un soldat du régiment de  Carignan compagnie de Contrecoeur venu de France et Catherine Laporte (baptême) est la fille de Jacques de la Porte. 

Louis serait-il alors un enfant adopté ?  Il est vrai que son acte de baptême n'a jamais été retrouvé, mais il en est ainsi pour cinq de ses dix frères et soeurs (voir : actes de baptême des enfants de Philibert).  Les registres de la paroisse de Contrecoeur de 1687-1702 ont  brûlé dans la maison du chirurgien (fort probablement durant l'hiver de 1702) car c'est seulement en mai de cette année que les actes sont de nouveau inscrits dans le registre paroissial.

 L'année de la naissance de Louis est aussi inconnue. Son âge de 90 ans à son décès en 1764 (sépulture le 5 mai 1764) semble peu probable.  Le PRDH place sa naissance vers 1679 et son décès à 85 ans. 

          Référence : Mon ancêtre Louis Couillaud dit Larocque dit Roquebrune du  site de Louis Larocque

La présence des autochtones dans l'entourage et la vie quotidienne de Louis serait minime sinon inexistante selon les multiples dossiers consultés jusqu'à présent.

 

Registres Présence autochtone
BMS des enfants de Philibert
Baptêmes en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Mariages en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Sépultures en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

BMS des enfants de Louis  (PRDH)
Baptêmes en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Mariages en détails

La défunte conjointe du mari de Marie Madeleine

Sépultures en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Divers registres
baptêmes et sépultures Sabourin

Aucune présence trouvée à ce jour

Recensement, ses voisins

registre à venir

Contrats (Parchemin)

Aucune présence trouvée à ce jour

     
Louis Larocque a-t-il habité à Oka ?

Si Louis était un autochtone, il aurait certainement voulu se rapprocher des siens et vivre aux Sault aux Récollets et par la suite au Lac des Deux Montagnes lors du déplacement de la communauté amérindienne.  Plusieurs actes religieux de l’époque semblent indiquer que Louis a habité une de ces réserves soit celle du Lac des Deux Montagnes. Les résidences de Louis Larocque Nous retrouvons sa présence à Oka, lors des mariages de trois de ses enfants ainsi que lors de sa sépulture. Pourtant lors de recherches dans la banque de données Parchemin (le répertoire des actes notariés de la Nouvelle France), aucune indication d'une résidence de Louis à Oka n’a été trouvée. Par contre, plusieurs documents nous informent de son séjour à Ste Anne de Bellevue, l’Île Perrot et à Vaudreuil. Alors qu'elle est la raison de cette fréquentation, assidue, de la paroisse d'Oka par Louis et sa famille. La réponse est en fait très simple. Lorsque Louis habitait l’Île-Perrot, il pratiquait sa religion à la paroisse Ste-Anne de Bellevue. Vers 1744, nous retrouvons Louis et sa famille à Vaudreuil, il n'a pas encore d’église. La fondation de la paroisse St-Michel de Vaudreuil n’aura lieu qu’en 1773. Alors, notre ancêtre, comme beaucoup de français de l'époque, fréquente l'église de l'Annonciation d'Oka. Cette église est de beaucoup plus près que celle de Ste-Anne de Bellevue.  Tout ceci explique aussi le mystère de Louis ayant eu sa sépulture à la paroisse d'Oka (en 1764); tandis que son épouse Marie Madeleine Sabourin a eu la sienne (le 19 janvier 1784) à la nouvelle paroisse St-Michel de Vaudreuil 

Les résidences de Louis en bref  (en détail)
Date Occasion Lieu
avant 1716-05-21 mariage Contrecoeur
Louis et sa famille à Ste-Anne de Bellevue

 1718-02-02 transcription

lors du contrat de mariage de Michel du haut de l'Île de Montréal 

1718-02-02 transcription

lors du mariage de son frère Michel

du haut de l'Île de Montréal 

1718-02-21

baptême, transcription   Ste-Anne-de-Bellevue
1718 recensement du haut de l'Île de Montréal
1719-03-21 contrat notaire Raimbault haut de l'île de Montréal
1720-02-21 baptême  Bout de l'Île de Montréal
Déménagement de Louis et sa famille vers l'Île Perrot

1723-07-25

baptême transcription Île-Perrot

1741-05-12

baptême, transcription Île-Perrot
1742-06-08 contrat achat, notaire Janvrin Île-Perrot

1743-02-25

mariage Mariage à Ste-Anne de Bellevue
Déménagement de Louis et sa famille vers Vaudreuil
1744-01-27 mariage habitant de cette paroisse (Oka)
1744-06-06 contrat vente, notaire Danré habitant Vaudreuil
1746-08-04 sépulture de sa fille Françoise transcription Vaudreuil
1756-05-24 contrat, notaire Simmonnet Vaudreuil
1761-09-11 contrat mariage de Pierre  de la côte de Vaudreuil
1764-06-05 transcription Oka (lieu de la sépulture)
1784-01-19 sépulture de son épouse Vaudreuil

Notes :

- Les registres de la paroisse l'Annonciation démontrent bien cette présence des colons français à la paroisse d'Oka, dès sa fondation en 1721. 

 - Jean-Baptiste Sabourin, le frère de Marie Madeleine, est aussi un autre bon exemple de cette présence des colons français à la paroisse d'Oka. Son mariage (PRDH) (transcription) et les baptêmes  de ses enfants eurent lieu à Oka. Pourtant, il est bien documenté que Jean-Baptiste habitait déjà Hudson, dans la seigneurie de Vaudreuil.

- Un extrait de l'article La première crise d'Oka :  '' même que les habitants de Vaudreuil avaient assisté à la même église à Oka avec les Amérindiens de cette communauté depuis des décennies, dès que ces Amérindiens ont renoncé leur alliance avec les Français, les Français ont commencé à les redouter.''

- Années de fondation des paroisses:

 
Paroisses Fondations
Ste-Anne de Bellevue 1703
St-Joachim de Pointe-Claire 1713
L'Annonciation d'Oka 1721
St-Michel de Vaudreuil 1773
 Ste-Jeanne-de-Chantal, Ile-Perrot 1786

Le profil de Louis Larocque

- Meunier et habitant

Dès 1718, lors du baptême de son fils Louis, nous apprenons que notre ancêtre Louis exerce le métier de meunier. Et selon le registre de baptême d'un autre de ses enfants Jean-Baptiste (1720-02-21), nous apprenons que Louis est meunier au moulin Desenneville soit le moulin Le Ber sur le fief du Fort de Senneville.  La construction de ce moulin à vent fortifié date de 1686.  Louis se déclare aussi meunier en 1725, lorsqu'il habite l'île-Perrot.  Il habitait près du moulin qu'on peut toujours voir à la Pointe du Moulin.  La première mention de ce moulin date de 1708.  Il aurait été construit par le seigneur de l'Île Perrot, Joseph Trottier Desruisseaux.  À ce moulin, Louis fut tout probablement un apprenti meunier, car son nom ne figure pas dans la liste des maîtres meuniers de ce moulin.  Tout en étant un meunier, Louis sera toujours un habitant.

 

Le moulin Le Ber du Fort de Senneville

Pointe du Moulin sur l'île Perrot

Moulin Le Ber au Fort Senneville

Île Perrot, Pointe-du-Moulin

  

Dates Les Métiers de Louis Remarques
1718-02-02 transcription meunier (lors d'un contrat de mariage) du haut de l'Île de Montréal 
1718-02-02 transcription meunier (lors du mariage de son frère Michel) du haut de l'Île de Montréal 
 1718-02-21  registre meunier (lors d'un baptême) du haut de l'Île 
1719-03-21 habitant, haut de l'île de Montréal contrat notaire Raimbault
1720-02-21 meunier de M Desenville (lors d'un baptême) Bout de l'Île de Montréal
1725-04-12 meunier (lors d'un baptême)  
1734-03-29 contrat vente d'une terre, Île-Perrot,  notaire Raimbault de Piedmont
 1756-05-24 habitant, Vaudreuil  contrat notaire Simmonnet
1758-02-15 habitant, vente d'une terre à Vaudreuil notaire Thomas Vuatier
1761-09-11 habitant, Vaudreuil contrat mariage, notaire Thomas Vuatier

- Un explorateur ?   

Selon l'écrivain Robert Hertel de Roquebrune, dans son livre Testament de mon enfance, Louis est explorateur et possède un manoir à la seigneurie du Lac des Deux Montagnes et mourut riche:

"Les Canadiens s'étaient mis à faire la traite des fourrures avec les Indiens. C'est ce que fit Louis de Roquebrune, le fils de l'officier et de Suzanne de Saint-Georges. Il avait épousé une Sabourin et avec son cousin le chevalier de Tonty, marié également à une Sabourin, il allait dans « les pays d'en haut ». Tonty, que l'on appelait aussi Tonty Desliettes parce qu'il portait le nom de sa grand-mère, était le fils du commandant du fort Pontchartrain sur un des grands lacs. Il était neveu du fameux Tonty Bras-de-Fer. C'était une race d'aventuriers, compagnons de Cavalier de La Salle, constructeurs de forts.  Roquebrune partait en canot avec Tonty, allait sur le Mississippi, jusqu'en Louisiane, revenait au bout de deux ans retrouver sa femme qui vivait sur une seigneurie du Lac des Deux Montagnes. Il avait là son manoir et, très âgé, il y mourut un jour en laissant une fortune à son fils" 

  Voila encore, une histoire romancée, sans aucun fondement, comme l'écrivain Robert Hertel de Roquebrune en a tant écrit sur nos ancêtres Larocque.  De Monty fut bien un compagnon du sieur Cavalier de La Salle, mais il fut loin d'être un cousin et compagnon de Louis,  Henri de Monty, un italien ou un français de naissance décéda en 1704. 

  De plus, Louis n'a, probablement, jamais habité la seigneurie du Lac des Deux Montagnes.  Aussi, aucun document, ne nous laisse présager que Louis fut riche.  Le couple Louis et Marie-Madeleine eut quatorze enfants, dont sept fils. 

 

Dates, occasions et lieux où l'on retrouve le sobriquet Gachiniac associé à Louis.

Date (PRDH) Occasion  sobriquet Lieu Prêtre Remarques
1723-07-03 baptême Vachignac Ste Anne de Bellevue Deperet

1738-03-10 baptême Gachiniac

Ste Anne de Bellevue

Sartelon

1738-09-10 sépulture Gachiniac Ste Anne de Bellevue Sartelon
1739-09-20 baptême Gachiniac

Ste Anne de Bellevue

Sartelon

Recherches sur les sobriquets Gachiniac et Vachignac

Nouveau (avril 2010): Les significations des mots Gachiniac et Vachignac sont enfin trouvées

Louis semble être le seul des descendants de Philibert Larocque à avoir utilisé le sobriquet Gachiniac.
On retrouve très peu de noms de la même consonance que Gachiniac à l'époque en Nouvelle-France.  Un site internet nomme la mère (registre) de Jacques Rondeau sous le nom de Marie Gachiniac. Par contre, le P.R.D.H. indique, pour celle-ci, Marie Gachinat.  

Qui est ce Pierre Gachiniar ? Fait intéressant, il y a la présence d'un Pierre Gachiniar à Contrecoeur en 1682, lors d'un baptême (registre).  Qui est ce Pierre Gachiniar ? Serait-il un ami de la famille, le parrain, le vrai père de Louis ? Jusqu'à présent, aucune autre trace de ce Pierre n'a été retrouvée dans les banques de données  P.R.D.H. et Parchemin. 

On retrouve des Gachinat en France:

- Du site Dictionnaire des noms: Gachinat  (http://www.jtosti.com/noms/a.htm)

- Famille Borneuf-Gachinat

Recherches sur un autre patronyme ayant un sobriquet à consonance amérindienne

Pierre Gautier dit Saguingoira 

Pierre Gautier, dit Saguingoira, (1629-1703) est natif d'Échillais (voir aussi Jean Gaultier dit Larouche, 1655-1690). Il quitte le pays pour la Nouvelle-France en 1667 ou 1668. Il y épouse Charlotte Roussel, originaire d'Évreux, en Normandie, puis s'établit à Lachine. Il aura huit enfants. Lui et ses enfants portent depuis 1671 le surnom de Saguingoira, dont l'origine et la signification sont inconnues. Ce surnom disparaît avec la génération de ses petits-enfants. Lors du recensement de 1681, il déclare posséder "deux fusils, cinq bêtes à cornes et vingt-six arpents de terre en valeur", ce qui en fait un colon relativement prospère.

Pierre Gautier Saguingoira et Charlotte Roussel comptent parmi les victimes du massacre de Lachine de 1689. Enlevés par les Iroquois, lors de ce raid à grande échelle, ils sont longtemps donnés pour morts. Un document de janvier 1698 décrit Pierre Gauthier comme "captif chez les Iroquois nos ennemis". Nous ignorons la date exacte de sa libération, mais il signe comme témoin au mariage de son fils Joseph en août 1699. Charlotte Roussel est morte en captivité à une date inconnue. Pierre Gautier Saguinoira meurt à Montréal le 5 décembre 1703.

Le patronyme Gauthier est actuellement le 6e plus fréquent au Québec; environ 39 500 Québécois portent ce nom (Selon les données de l'État civil du Québec, 2006).  Pierre Gautier Saguingoira n'est pas le seul fondateur de la famille - plusieurs autres colons appelés Gautier ont aussi eu une descendance - mais c'est certainement le plus pittoresque et l'un des plus prolifiques. Ses descendants actuels se comptent par milliers au Canada et aux États-Unis. Une rue de Lachine rappelle aujourd'hui sa mémoire.

Extrait du site Wikipédia

Note: Pierre Gauthier a passé près de 10 ans captif des Iroquois, alors le surnom qu'il porte est peut-être Iroquois. Son épouse Charlotte Roussel est décédée en captivité.

 

 

 

Généalogie de la famille Larocque Couture sur internet