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Recherche sur Louis Larocque dit Gachiniac 
Un Autochtone ?

(en collaboration avec Michel Larocque de Beaconsfield)

Louis Larocque dit Gachigniac serait un Autochtone selon plusieurs sources.  

1.  L'identité de Louis Larocque est reconnue par l'Alliance des Autochtones du Québec.

        Les critères d'adhésion sont: 

            A. être d'ascendance amérindienne (identité)

            B. s'identifier comme tel (fierté)  

            C. être accepté par la communauté (appartenance).

2.  Le sobriquet Gachiniac aurait une consonance Amérindienne.

3.  Une descendante de Louis Larocque a été reconnue comme métisse en 18??, par le Gouvernement du Québec (document à venir)

4.  Plusieurs des descendants de Louis se déclarent métis par la tradition orale. 

5.  Louis aurait habité et serait décédé à la seigneurie du Lac des Deux Montagnes d'Oka.



Histoire de la fondation de la Mission du Lac des Deux Montagnes

En 1721, les Sulpiciens reçoivent la Seigneurie du Lac des Deux Montagnes dans le but d'y fonder une mission pour les Amérindiens.  La superficie de la seigneurie du Lac des Deux Montagnes d'Oka est de 6 lieux par 3.5 lieux (soit environ 30 par 17 kilomètres).  

Dès le début, les Sulpiciens ont vendu des terres de 150 arpents aux blancs.  Par contre, les terres (12 arpents) étaient seulement louées aux Amérindiens.  De ce fait, les Indiens n'ont jamais été propriétaires d'aucune parcelle de la seigneurie, d'où leurs nombreuses revendications d'injustices au fil des années.   


Références :

 - Oka terre indienne article par Gilles Boileau, géographe.  
 - La saga des 6,000 arpents. article par Gilles Boileau, géographe. 
 - Les propriétaires de terres à Oka 1781.

 

    

 Louis, un autochtone par ses parents ou un enfant amérindien adopté ?

Lors de son mariage le 21 mai 1716, Louis se déclare le fils de Philibert Larocque et de Catherine Laporte.  Les racines de ses parents sont assez bien détaillées pour conclure sans aucun doute qu'ils ne sont pas autochtones.  Philibert Larocque est un soldat du régiment de  Carignan compagnie de Contrecoeur venu de France et Catherine Laporte (baptême) est la fille de Jacques de la Porte. 

Louis serait-il alors un enfant adopté ?  Il est vrai que son acte de baptême n'a jamais été retrouvé, mais il en est ainsi pour cinq de ses dix frères et soeurs (voir : actes de baptême des enfants de Philibert).  Les registres de la paroisse de Contrecoeur de 1687-1702 ont  brûlé dans la maison du chirurgien (fort probablement durant l'hiver de 1702) car c'est seulement en mai de cette année que les actes sont de nouveau inscrits dans le registre paroissial.

 L'année de la naissance de Louis est aussi inconnue. Son âge de 90 ans à son décès en 1764 (sépulture le 5 mai 1764) semble peu probable.  Le PRDH place sa naissance vers 1679 et son décès à 85 ans. 

          Référence : Mon ancêtre Louis Couillaud dit Larocque dit Roquebrune du  site de Louis Larocque

La présence des autochtones dans l'entourage et la vie quotidienne de Louis serait minime sinon inexistante selon les multiples dossiers consultés jusqu'à présent.

 

Registres Présence autochtone
BMS des enfants de Philibert
Baptêmes en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Mariages en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Sépultures en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

BMS des enfants de Louis  (PRDH)
Baptêmes en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Mariages en détails

La défunte conjointe du mari de Marie Madeleine

Sépultures en détails

Aucune présence trouvée à ce jour

Divers registres
baptêmes et sépultures Sabourin

Aucune présence trouvée à ce jour

Recensement, ses voisins

registre à venir

Contrats (Parchemin)

Aucune présence trouvée à ce jour

     
Louis Larocque a-t-il habité à Oka ?

Si Louis était un autochtone, il aurait certainement voulu se rapprocher des siens et vivre aux Sault aux Récollets et par la suite au Lac des Deux Montagnes lors du déplacement de la communauté amérindienne.  Plusieurs actes religieux de l’époque semblent indiquer que Louis a habité une de ces réserves soit celle du Lac des deux Montagnes. Les résidences de Louis Larocque Nous retrouvons sa présence à Oka, lors des mariages de trois de ses enfants ainsi que lors de sa sépulture. Pourtant lors de recherches dans la banque de données Parchemin (le répertoire des actes notariés de la Nouvelle France), aucune indication d'une résidence de Louis à Oka n’a été trouvée. Par contre, plusieurs documents nous informent de son séjour à Ste Anne de Bellevue, l’Île Perrot et à Vaudreuil. Alors qu'elle est la raison de cette fréquentation, assidue, de la paroisse d'Oka par Louis et sa famille. La réponse est en fait très simple. Lorsque Louis habitait l’Île Perrot, il pratiquait sa religion à la paroisse Ste-Anne de Bellevue. Vers 1744, nous retrouvons Louis et sa famille à Vaudreuil, il n'a pas encore d’église. La fondation de la paroisse St-Michel de Vaudreuil n’aura lieu qu’en 1773. Alors, notre ancêtre, comme beaucoup de français de l'époque, fréquente l'église de l'Annonciation d'Oka. Cette église est de beaucoup plus près que celle de Ste-Anne de Bellevue.  Tout ceci explique aussi le mystère de Louis ayant eu sa sépulture à la paroisse d'Oka (en 1764); tandis que son épouse Marie Madeleine Sabourin a eu la sienne (le 19 janvier 1784) à la nouvelle paroisse St-Michel de Vaudreuil 

Les résidences de Louis en bref  (en détail)
Date Occasion Lieu
avant 1716-05-21 mariage Contrecoeur
Louis et sa famille à Ste-Anne de Bellevue

 1718-02-02 transcription

lors du contrat de mariage de Michel du haut de l'Île de Montréal 

1718-02-02 transcription

lors du mariage de son frère Michel

du haut de l'Île de Montréal 

1718-02-21

baptême, transcription   Ste-Anne-de-Bellevue
1718 recensement du haut de l'Île de Montréal
1719-03-21 contrat notaire Raimbault haut de l'île de Montréal
1720-02-21 baptême  Bout de l'Île de Montréal
Déménagement de Louis et sa famille vers l'Île Perrot

1723-07-25

baptême transcription Île Perrot

1741-05-12

baptême, transcription Île Perrot
1742-06-08 contrat achat, notaire Janvrin Île Perrot

1743-02-25

mariage Mariage à Ste-Anne de Bellevue
Déménagement de Louis et sa famille vers Vaudreuil
1744-01-27 mariage habitant de cette paroisse (Oka)
1744-06-06 contrat vente, notaire Danré habitant Vaudreuil
1746-08-04 sépulture de sa fille Françoise transcription Vaudreuil
1756-05-24 contrat, notaire Simmonnet Vaudreuil
1761-09-11 contrat mariage de Pierre  de la côte de Vaudreuil
1764-06-05 transcription Oka (lieu de la sépulture)
1784-01-19 sépulture de son épouse Vaudreuil

Notes :

- Les registres de la paroisse l'Annonciation démontrent bien cette présence des colons français à la paroisse d'Oka, dès sa fondation en 1721. 

 - Jean-Baptiste Sabourin, le frère de Marie Madeleine, est aussi un autre bon exemple de cette présence des colons français à la paroisse d'Oka. Son mariage (PRDH) (transcription) et les baptêmes  de ses enfants eurent lieu à Oka. Pourtant, il est bien documenté que Jean-Baptiste habitait déjà Hudson, dans la seigneurie de Vaudreuil.

- Un extrait de l'article La première crise d'Oka :  '' même que les habitants de Vaudreuil avaient assisté au même église à Oka avec les Amérindiens de cette communauté depuis des décennies, dès que ces Amérindiens ont renoncé leur alliance avec les français, les français ont commencé à les redouter.''

- Années de fondation des paroisses:

 
Paroisses Fondations
Ste-Anne de Bellevue 1703
St-Joachim de Pointe-Claire 1713
L'Annonciation d'Oka 1721
St-Michel de Vaudreuil 1773
 Ste-Jeanne-de-Chantal, Ile-Perrot 1786

Le profil de Louis Larocque

- Meunier et habitant

Dès 1718, lors du baptême de son fils Louis, nous apprenons que notre ancêtre Louis exerce le métier de meunier. Et selon le registre de baptême d'un autre de ses enfants Jean-Baptiste (1720-02-21), nous apprenons que Louis est meunier au moulin Desenneville soit le moulin Le Ber sur le fief du Fort de Senneville.  La construction de ce moulin à vent fortifié date de 1686.  Louis se déclare aussi meunier en 1725, lorsqu'il habite l'île Perrot.  Il habitait près du moulin qu'on peut toujours voir à la Pointe du Moulin.  La première mention de ce moulin date de 1708.  Il aurait été construit par le seigneur de l'Île Perrot, Joseph Trottier Desruisseaux.  À ce moulin, Louis fut tout probablement un apprenti meunier, car son nom ne figure pas dans la liste des maîtres meuniers de ce moulin.  Tout en étant un meunier, Louis sera toujours un habitant.

 

Le moulin Le Ber du Fort de Senneville

Pointe du Moulin sur l'île Perrot

Moulin Le Ber au Fort Senneville

Île Perrot, Pointe du Moulin

  

Dates Les Métiers de Louis Remarques
1718-02-02 transcription meunier (lors d'un contrat de mariage) du haut de l'Île de Montréal 
1718-02-02 transcription meunier (lors du mariage de son frère Michel) du haut de l'Île de Montréal 
 1718-02-21  registre meunier (lors d'un baptême) du haut de l'Île 
1719-03-21 habitant, haut de l'île de Montréal contrat notaire Raimbault
1720-02-21 meunier de M Desenville (lors d'un baptême) Bout de l'Île de Montréal
1725-04-12 meunier (lors d'un baptême)  
1734-03-29 contrat vente d'une terre, île Perrot,  notaire Raimbault de Piedmont
 1756-05-24 habitant, Vaudreuil  contrat notaire Simmonnet
1758-02-15 habitant, vente d'une terre à Vaudreuil notaire Thomas Vuatier
1761-09-11 habitant, Vaudreuil contrat mariage, notaire Thomas Vuatier

- Un explorateur ?   

Selon l'écrivain Robert Hertel de Roquebrune, dans son livre Testament de mon enfance, Louis est explorateur et possède un manoir à la seigneurie du Lac des Deux Montagnes et mourut riche:

"Les Canadiens s'étaient mis à faire la traite des fourrures avec les Indiens. C'est ce que fit Louis de Roquebrune, le fils de l'officier et de Suzanne de Saint-Georges. Il avait épousé une Sabourin et avec son cousin le chevalier de Tonty, marié egalement à une Sabourin, il allait dans « les pays d'en haut ». Tonty, que l'on appelait aussi Tonty Desliettes parce qu'il portait le nom de sa grand-mère, était le fils du commandant du fort Pontchartrain sur un des grands lacs. Il était neveu du fameux Tonty Bras-de-Fer. C'était une race d'aventuriers, compagnons de Cavalier de La Salle, constructeurs de forts.  Roquebrune partait en canot avec Tonty, allait sur le Mississippi, jusqu'en Louisiane, revenait au bout de deux ans retrouver sa femme qui vivait sur une seigneurie du Lac des Deux Montagnes. Il avait là son manoir et, très âgé, il y mourut un jour en laissant une fortune à son fils" 

  Voila encore, une histoire romancée, sans aucun fondement, comme l'écrivain Robert Hertel de Roquebrune en a tant écrit sur nos ancêtres Larocque.  De Monty fut bien un compagnon du sieur Cavalier de La Salle, mais il fut loin d'être un cousin et compagnon de Louis,  Henri de Monty, un italien ou un français de naissance décéda en 1704. 

  De plus, Louis n'a, probablement, jamais habité la seigneurie du Lac des Deux Montagnes.  Aussi, aucun document, nous laisse présager que Louis fut riche.  Le couple Louis et Marie-Madeleine eut quatorze enfants, dont sept fils. 

 

Dates, occasions et lieux où l'on retrouve le sobriquet Gachiniac associé à Louis.

Date (PRDH) Occasion  sobriquet Lieu Prêtre Remarques
1723-07-03 baptême Vachignac Ste Anne de Bellevue Deperet
1738-03-10 baptême Gachiniac

Ste Anne de Bellevue

Sartelon

1738-09-10 sépulture Gachiniac Ste Anne de Bellevue Sartelon
1739-09-20 baptême Gachiniac

Ste Anne de Bellevue

Sartelon

Recherches sur le sobriquet Gachiniac

Louis semble être le seul des descendants de Philibert Larocque à avoir utilisé le sobriquet Gachiniac.
On retrouve très peu de noms de la même consonance que Gachiniac à l'époque en Nouvelle-France.  Un site internet nomme la mère (registre) de Jacques Rondeau sous le nom de Marie Gachiniac. Par contre, le P.R.D.H. indique, pour celle-ci, Marie Gachinat.  

Qui est ce Pierre Gachiniar ? Fait intéressant, il y a la présence d'un Pierre Gachiniar à Contrecoeur en 1682, lors d'un baptême (registre).  Qui est ce Pierre Gachiniar ? Serait-il un ami de la famille, le parrain, le vrai père de Louis ? Jusqu'à présent, aucune autre trace de ce Pierre n'a été retrouvée dans les banques de données  P.R.D.H. et Parchemin. 

On retrouve des Gachinat en France:

- Du site Dictionnaire des noms: Gachinat  (http://www.jtosti.com/noms/a.htm)

- Famille Borneuf-Gachinat

Recherches sur un autre patronyme ayant un sobriquet à consonance amérindienne

Pierre Gautier dit Saguingoira du site de l'Association Gauthier

Le 20 mars de l`année suivante (1672) au baptême de son deuxième enfant, M. le curé Perot écrit :¨Joseph, fils de Pierre Gautier dit Saguingoira, habitant de Lachine¨.

Ce surnom n`a pas l`air d`un ¨nom de guerre¨, comme La Fleur, La Ramée, que prenaient autrefois les soldats à leur entrée en service, ni un sobriquet, qui est donné, lui, le plus souvent par dérision ou moquerie amère, ni un terme de plaisanterie ou de risée. Si l`appellation était offensante, piquante ou divertissante, le curé, semble-t-il, ne l`écrirait pas tout simplement. Il renferme sans doute pour les gens quelque signification.

Il a été impossible de déterminer l`origine du nom SAGUINGOIRA mais il est probablement d`origine autochtone. Le nom apparaît seulement 3 ans après le mariage (1668) de Pierre ce qui laisse supposer qu`il l`a reçu pendant un voyage chez les indiens.

 

 

Généalogie de la famille Larocque Couture sur internet