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HISTOIRE
SAINT-CAMILLE |
Saint-Camille fut détaché du canton de Wotton le 4 mai 1859 et fut alors érigé en municipalité. Toutefois, dès 1848, des colons s'y établirent. Le fondateur et premier habitant de Saint-Camille fut Édouard Desrivières, bijoutier de Sainte-Hénédine. D'autres colons le suivirent de peu: Jacques Renaud, époux de Flavie Ménard, peintre travaillant dans les fabriques de meubles de Saint-Roch de Québec; Georges Darveau, époux de Marie Dion, venant de la Pointe-aux-Trembles près de Québec; Antoine Devin, époux de Josephte Guay, de Saint-Timothée; Joseph Boisvert, époux de Flavie Letendre, né à Saint-Louis-de-Lotbinière; Pierre Roy de Sainte-Hénédine et Zoël Miquelon, époux de Nancy Durning, de Saint-Félix-de-Kingsey (ce dernier quitta Saint-Camille en 1883 pour l'Alberta). En 1850, Saint-Camille compte déjà 12 familles.
En 1853, on procède à la construction d'une première chapelle. Georges Jacques Duhaut, curé de Wotton, y célébra la première messe. C'est Hilaire Casimir Hamelin qui lui succède comme desservant en 1857.
En janvier 1860 se tient la première séance du conseil municipal. Le premier maire fut Fabien Moreau.
En 1869, la chapelle est remplacée et la paroisse accueille son premier curé, Venant Charest, qui y restera jusqu'en 1881.
La construction de la première église fut effectuée en 1881. Celle-ci fut bénie par Monseigneur Antoine Racine le 22 décembre de la même année.
L'exploitation agricole, l'industrie laitière et le commerce du bois sont les moteurs économiques de la paroisse. En 1891, une beurrerie fut construite par une société de 60 actionnaires, tous de Saint-Camille.
Durant ce temps, la population ne cesse de croître. Elle atteint un sommet de 1061 habitants au recensement de 1911, marque jamais égalée depuis. À partir de ce moment, la population du village diminuera pour se stabiliser aujourd'hui à environ 500 habitants.
Le village de Saint-Camille fait aujourd'hui souvent parlé de lui en raison de son "P'tit Bonheur", maison située au coeur de l'endroit et qui sert à la fois de lieu de rencontre, de théâtre, de cercle d'âge d'or. Cette formule semble être la solution gagnante pour contrer l'exode urbain.
(source: La paroisse de Saint-Camille, de L.A. Lévesque). |